Alors que je me casse la tête à essayer de sortir victorieuse de ma lutte avec le portefeuille familial - hé oui, chaque milieu de mois, je me dois de contrôler le budget pour savoir ce qu’il nous reste pour terminer ledit mois-, il me vint à l’esprit la réflexion suivante.
Nos dirigeants nous ont promis une Europe sociale et nous voici face à une Europe économique !
Non seulement, l’arrivée de l’euro a diminué notre pouvoir d’achat (celui des belges en tout cas), mais maintenant au nom de l’Europe, ce sont nos salaires et nos conditions de travail qui sont mis au pied du mur.
Par exemple, au nom de l’Europe, nous devons respecter les normes salariales. En d’autres termes, nous devons limiter les augmentations salariales (pour autant que les syndicats parviennent à les négocier).
Au nom de l’Europe, nous devons être de plus en plus flexible car la délocalisation menace nos entreprises. Voilà le vilain mot est lâché : DE-LO-CA-LI-SA-TION. Quoique le mot FLE-XI-BI-LI-TE est aussi vilain que l’autre, de mon humble point de vue.
Au nom de l’Europe, on veut tout uniformiser et pour ce faire, on fait un nivellement par le bas (ben tiens ! c’est le travailleur qui trinque, pas les revenus des actionnaires des multinationales)…
En attendant de découvrir l’Europe sociale, je me dis qu’il me reste peu de sous pour faire les soldes…